«On abandonne l'histoire de France au profit d'un projet financé par l'Arabie saoudite» : en France, le parc «Dragon Ball» saoudien en question

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Le dirigeant du parc vendéen regrette qu'un investissement saoudien remplace le premier parc à thème français, fermé en 1991, par une licence japonaise, interrogeant l'opportunité culturelle et économique d'une telle démarche.Investissement ou perte d'influence ?« On abandonne l'histoire de France au profit d'un projet financé par l'Arabie saoudite », a affirmé Nicolas de Villiers sur RMC. Pour lui, si le site de Courdimanche (Val-d'Oise) doit retrouver une vocation de loisirs, « je regrette que ce ne soit pas un projet français ». Il estime que la France dispose des talents pour célébrer son identité plutôt que d'importer un manga. 🚨 Parc Dragon Ball : "On abandonne l'histoire de France au profit d'un projet financé par l'Arabie Saoudite", dénonce Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou#ApollineMatinpic.twitter.com/qgFu310OoF— RMC (@RMCInfo) August 10, 2026Le projet, encore confidentiel, est porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF. Des discussions, pilotées notamment par le préfet d'Île-de-France, se tiennent depuis plusieurs mois avec l'Élysée. Le montant évoqué dépasserait le milliard d'euros.Qiddiya développe déjà un parc « Dragon Ball » près de Riyad dans le cadre de sa Vision 2030, stratégie de diversification hors pétrole.La diffusion en 2024 d'une vidéo d'annonce avait suscité un vif intérêt des fans du mythique manga japonais. Une œuvre animée qui n'avait d'ailleurs pas manqué de faire l'objet de la renommée « cancel culture » . Video: Saudi Arabia will be opening the world's first Dragon Ball theme park. The 500,000 square meter theme park will be part of the Qiddiya City entertainment hub, which will also include an F1 race course and a Six Flags-branded amusement park. pic.twitter.com/SL32a0k4ek— Jeffrey J. Hall 🇯🇵🇺🇸 (@mrjeffu) March 22, 2024Sur X, les réactions tranchent. Certains saluent l'emploi potentiel et le manque de parcs manga en France, tandis que d'autres y voient une dilution identitaire. « Quel que soit le parc, ça fera des emplois », estime un internaute, quand d'autres s'interrogent sur l'influence culturelle saoudienne.Si le projet avance, un débat politique analogue à celui qui avait accompagné l'installation du parc américain Disneyland Paris pourrait agiter le pays.C'est sur le site de Mirapolis qu'avait été inauguré en 1987 un parc dominé par une statue géante de Gargantua, inspirée des contes français.Son échec rapide avait tourné la page d'un « Disney à la française », cinq ans avant l'ouverture du parc américain en région parisienne. Aujourd'hui, Son Goku pourrait succéder au géant rabelaisien. Les partisans soulignent l'attractivité touristique et les retombées pour le Val-d'Oise, en manque d'investissements. Les critiques, comme au Puy du Fou, estiment que la France abandonne son soft power culturel au profit d'un récit extérieur.