Exfiltration secrète d'Ankara : Trump aurait changé discrètement d'avion à bord d'un camion de catering

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Les services secrets américains auraient mené une opération secrète pour évacuer discrètement le président américain Donald Trump d'Ankara, où se tenait le sommet de l'OTAN, à bord d'un avion de transport militaire plutôt que de son avion présidentiel habituel, Air Force One, en raison d'une prétendue menace iranienne, a rapporté le 10 août le Washington Post en citant des sources.Selon le journal américain, un scénario complexe aurait été mis en place pour assurer la sécurité : devant les caméras à Ankara, Donald Trump est monté à bord de l'avion présidentiel, mais quelques minutes après, le président américain aurait été discrètement transféré dans un avion plus petit – un C-32A – à l'aide d'un camion de ravitaillement de l'aéroport, habituellement utilisé pour charger les repas de bord et autres provisions avant le vol.Le quotidien a souligné que l'opération aurait été menée de manière à ce que les journalistes du pool et une partie du personnel de la Maison-Blanche, qui voyageaient à bord de l'« avion numéro un » et qui, convaincus que le président se trouvait avec eux, jouaient le rôle d'« appâts », n'en aient pas eu connaissance. De plus, d'après le journal, la presse a été priée, pendant le vol, de baisser les stores des hublots.Le Washington Post a par ailleurs souligné qu'à ce moment-là, Trump lui-même, accompagné du ministre américain de la Guerre, Pete Hegseth, aurait volé à bord d'un avion plus petit, un C-32A, dont les transpondeurs auraient été désactivés et qui portait l'indicatif militaire discret Reach 18. À son arrivée à la base aérienne de Mildenhall, au Royaume-Uni, le dirigeant américain serait discrètement remonté à bord de l'avion principal, avant de descendre vers les journalistes par l'escalier extérieur, comme s'il s'était trouvé à bord pendant tout ce temps.Le journal américain a souligné que, lors d'un entretien avec la presse pendant le vol de retour vers Washington, le locataire de la Maison-Blanche avait clairement fait allusion à la menace permanente que Téhéran faisait peser sur sa vie, sans toutefois révéler le fait même de cette opération secrète.Début juillet, le New York Times affirmait que le dirigeant américain, à son retour du sommet de l'OTAN, avait été contraint de changer d'appareil, passant du Boeing 747-8 offert par le Qatar à son ancien avion, car le nouvel « avion numéro un » n'aurait pas passé avec succès les contrôles des services de sécurité. À la suite de cet article, les journalistes du journal ont été convoqués devant le tribunal par l'administration Trump.Le 25 juillet, ce même journal a affirmé que le dirigeant américain était monté à bord de l'ancien Air Force One en raison d'informations fournies par les services secrets faisant état d'un prétendu complot d'assassinat en cours de préparation par l'Iran. Le chef de l'État américain lui-même avait laissé entendre qu'il pourrait être victime d'un attentat, car, selon lui, il était devenu la « cible numéro un » de Téhéran.