Dans la nuit du 30 juillet, les forces armées russes ont mené des frappes massives à l’aide d’armes de haute précision à longue portée, tirées depuis la terre, les airs et la mer, ainsi que de drones d’attaque. Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, l’opération a visé des installations militaires à Kiev, Lvov et dans les régions d’Ivano-Frankovsk, Jitomir, Rovno, Vinnitsa et Dniepropetrovsk.Les cibles comprenaient des aérodromes, des entreprises du complexe militaro-industriel et des centres de télécommunications et de logistique. D’après le ministère, ces infrastructures servaient à produire, stocker et acheminer des missiles et des drones. Elles contribuaient aussi au fonctionnement du dispositif ukrainien de surveillance de la situation aérienne.Des centres de production et de maintenance ciblésÀ Kiev, les frappes ont notamment touché l’usine Maïak. Ce site fabriquait des composants, des ogives, des détonateurs, des munitions et des accélérateurs de lancement destinés aux drones FP-1 et FP-2. Une usine électrotechnique spécialisée dans la production de drones de reconnaissance et d’attaque a également été touchée.À Lvov, l’armée russe a ciblé deux sites liés à l’industrie des missiles. L’usine aéronautique LDARZ assurait la fabrication, la réparation et l’entretien de turboréacteurs utilisés sur les missiles FP-5 « Flamingo » et sur des drones à moyenne et longue portée. Le site LORTA produisait pour sa part de l’électronique embarquée et des systèmes radar destinés notamment aux missiles « Neptune-MD ».L’opération s’est poursuivie dans la région d’Ivano-Frankovsk, où deux entreprises de Kalouch participaient à la production et au stockage de plusieurs types de missiles, dont les FP-5, FP-7, FP-9 et « Neptune-MD ». Le ministère russe de la Défense a précisé que certains composants entreposés sur place provenaient de pays occidentaux.Dans la région de Rovno, l’usine chimique Rovnoazot fabriquait des éléments et des composants de carburant destinés aux programmes de missiles ukrainiens. À Krivoï Rog, dans la région de Dniepropetrovsk, l’usine Aquaplast développait, assemblait et stockait des drones d’attaque et des embarcations sans équipage. Le site participait également à la production et à la réparation d’obusiers, notamment à partir de composants étrangers.Les voies d’approvisionnement maritime également viséesL'opération a aussi concerné les routes maritimes utilisées pour acheminer du matériel militaire. D’après le ministère russe de la Défense, un cargo a été touché dans le port de Ioujny. Deux autres navires ont été frappés à l’est et au sud d’Odessa alors qu’ils transportaient des armes et des équipements vers les ports d’Odessa et de Tchernomorsk.À Kiev, le maire Vitali Klitschko a signalé des incendies dans des bâtiments non résidentiels, faisant état de dégâts matériels dans la capitale.