Union africaine : le Sénégal appelle à une mobilisation accrue des ressources pour le développement du continent

Wait 5 sec.

Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a pris part le 28 juillet à Addis-Abeba, en Éthiopie, à l’ouverture de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA).Cette réunion, qui se tient les 28 et 29 juillet, rassemble les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’organisation panafricaine afin d’examiner plusieurs dossiers stratégiques, notamment la mise en œuvre de l’Agenda 2063, le suivi du thème annuel 2026 consacré à l’eau et à l’assainissement, ainsi que les questions liées à l’intégration régionale et à la coopération continentale.Lors de son intervention, Cheikh Niang a insisté sur les défis liés au financement du développement en Afrique. Le ministre sénégalais a appelé à une mobilisation accrue des ressources afin de permettre à l’Union africaine de mettre en œuvre ses programmes prioritaires et de répondre aux ambitions de transformation du continent.L’ouverture des travaux a été présidée par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, qui a souhaité la bienvenue aux délégations participantes et félicité le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, pour son accession à la présidence du Conseil exécutif.Dans son discours, Mahmoud Ali Youssouf a évoqué un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques croissantes et leurs conséquences sur les économies africaines. Il a notamment abordé les tensions au Moyen-Orient et leurs possibles répercussions sur le continent, tout en soulignant le suivi assuré par la Commission africaine.Le président de la Commission a également exprimé ses préoccupations face à la progression du terrorisme et de l’extrémisme violent dans plusieurs régions d’Afrique, réaffirmant l’engagement de l’Union africaine à accompagner les États membres dans leurs efforts de lutte contre ces menaces sécuritaires.Sur le plan sanitaire, il a évoqué l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et salué la coordination menée par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) avec les autorités congolaises et les partenaires internationaux.Les questions financières ont occupé une place centrale dans les discussions. Mahmoud Ali Youssouf a estimé que la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 nécessitait une mobilisation supplémentaire d’environ 2 milliards de dollars, appelant à renforcer les investissements publics et privés en faveur de la transformation économique africaine.