Afflux de migrants à Ceuta : Rome menace de suspendre l’Espagne de l’espace Schengen, Madrid convoque l’ambassadeur italien

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« L'Italie ne restera pas les bras croisés». Ce 30 juillet au soir, dénonçant les «images choquantes» de Ceuta, la Première ministre italienne a annoncé sur X que son gouvernement était « prêt à agir, y compris par des mesures exceptionnelles [...], comme la suspension de l'accord de Schengen avec l'Espagne ». « Sur l'immigration clandestine, nous ne reculerons pas d'un millimètre », a assuré Giorgia Meloni.Des déclarations qui font suite à l’arrivée illégale de plusieurs milliers de migrants, dans la journée, en majorité des hommes et adolescents, dans l’enclave espagnole depuis le Maroc. Ils s'ajoutent au plus de 1 500 arrivées de migrants « ces derniers jours », selon les autorités régionales qui évoquent une « urgence humanitaire absolue ». Le immagini che arrivano da Ceuta sono impressionanti e dimostrano, ancora una volta, che l’immigrazione clandestina fuori controllo rappresenta una minaccia concreta per la sicurezza dei confini europei.Mi sono confrontata con il Ministro dell’Interno Matteo Piantedosi.…— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) July 30, 2026Moins d’une heure plus tôt, le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, s’était déclaré « favorable à la fermeture de l'espace Schengen avec l'Espagne ». « Les images qui arrivent de Ceuta démontrent comment le choix du gouvernement de Madrid de donner la citoyenneté espagnole, donc européenne, à plus de 500 000 immigrés irréguliers [...] encourage le trafic d'êtres humains », a ajouté cette figure de Forza Italia.Après les passages de ces derniers jours, un appel d’air observé au MarocDans les minutes qui ont suivi, l'Espagne a dénoncé la « démagogie » de l'Italie, et annoncé la convocation de l'ambassadeur de Rome. « Ce message est indigne du ministre des Affaires étrangères d'un pays partenaire et ami, dont nous attendons une solidarité européenne et non une démagogie partisane », a dénoncé sur X le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Luis Albares, ajoutant avoir « convoqué l'ambassadeur d'Italie pour demain ». Este mensaje es impropio del Ministro de Exteriores de un país socio y amigo del que esperamos solidaridad europea y no demagogia partidista. Los hechos de hoy tienen relación con una sentencia, nada que ver con lo que dice el tuit. He convocado mañana al Embajador de Italia. https://t.co/8ZDSZ1Il5c— José Manuel Albares (@jmalbares) July 30, 2026De son côté, le Maroc a pointé du doigt la responsabilité d’« organisations criminelles », selon des sources au sein de l’ambassade du Maroc à Madrid citées par Europa Press et assurant que la collaboration entre le royaume chérifien et l’Espagne en matière d’immigration était « exemplaire ».Dans la nuit du 30 au 31 juillet, un correspondant de l’AFP a rapporté que « des centaines de personnes convergeaient jeudi soir vers la ville de Fnideq » qui jouxte l’enclave espagnole « après des rumeurs faisant état d'une ouverture de la frontière», évoquant une « route » à l’entrée de la ville « fortement encombrée par des véhicules transportant des jeunes, dont des mineurs ».