RDC : l’épidémie d’Ebola atteint un cap record en nombre de cas d’infections jamais enregistrés à cause de la maladie

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Le nombre de cas d’infections dus à l’épidémie d’Ebola atteint un seuil jamais enregistré en République démocratique du Congo (RDC), dépassant même le bilan de la dixième flambée de la maladie qui s’est déclarée entre 2018 et 2020. C’est ce qui ressort du rapport le plus récent, publié le 30 juillet par le gouvernement congolais et l'Institut national de santé publique (INSP), qui a indiqué que le bilan, arrêté au 29 juillet, a totalisé 3 532 cas confirmés dans les provinces d'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo, depuis la déclaration de l’épidémie.La même source fait aussi état de 1 556 décès parmi les cas confirmés. D’après les autorités, 807 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, alors que le nombre de guérisons a atteint 626 personnes. À la lumière de ces chiffres, le taux de létalité est désormais de 44,1 %, alors que le taux global de suivi des contacts atteint 78,7 %.Le nombre de décès demeure inférieur aux autres flambées épidémiquesL’épidémie d’Ebola affecte 48 zones sanitaires réparties dans cinq provinces de l’est de la RDC. La province d’Ituri compte à elle seule la plupart des zones de santé affectées avec 28 zones concentrant environ 90 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte pour sa part 11 zones de santé impactées par la maladie contre cinq zones pour le Haut-Uele. La province de Tshopo compte pour sa part trois zones de santé touchées, contre une seule zone au Sud-Kivu, à Miti-Murhesa, qui reste sous surveillance résiduelle après 63 jours sans nouveau cas confirmé.Si le nombre de cas confirmés a effectivement dépassé celui de la précédente épidémie, qui était de 3 470 cas, le nombre de décès reste inférieur aux 2 287 morts enregistrés à l’époque de la dixième flambée épidémique. Le gouvernement congolais a indiqué dans son rapport la poursuite des activités de sensibilisation dans les provinces d’Ituri, de Tshopo et du Haut-Uélé. Les équipes gouvernementales de communication des risques et d'engagement communautaire continuent également à mettre en valeur les dispositifs de contrôle aux points d'entrée, la promotion des cas de guérison afin de réduire la stigmatisation ainsi que le renforcement des mécanismes de prévention des abus et de protection des populations affectées.