Les forces russes ont frappé dans la nuit du 2 octobre un pont routier et ferroviaire sur le Dniepr, à Kiev, à l'aide de drones. Selon le ministère russe de la Défense, cet axe servait au transfert de troupes et à l'acheminement de cargaisons militaires destinées aux unités ukrainiennes engagées dans le Donbass.Dans la matinée, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a annoncé la fermeture complète du pont Sud dans les deux sens. Des restrictions ont parallèlement été mises en place sur le pont du Métro et le pont Paton, réduisant fortement les possibilités de franchissement du Dniepr dans la capitale.Les liaisons entre les deux rives fortement perturbéesCes mesures ont rapidement désorganisé la circulation entre les deux rives. D’importants embouteillages se sont formés dans plusieurs secteurs de Kiev, tandis que certains usagers ont quitté leur véhicule pour poursuivre leur trajet à pied. La fermeture simultanée de plusieurs traversées a concentré le trafic sur les axes encore accessibles. Les tarifs des taxis entre les deux parties de la ville ont fortement augmenté, alors que les itinéraires de substitution se retrouvaient à leur tour sous pression. Un député ukrainien a également estimé que les autres ponts ne pourraient pas absorber l’ensemble du flux de véhicules.Les restrictions montrent ainsi l’importance de ces infrastructures dans les déplacements à travers la capitale, mais aussi dans les liaisons routières et ferroviaires qui traversent le Dniepr.Une série de frappes contre des infrastructures de soutien militaireLes opérations ne se sont pas limitées à Kiev. Dans sa région, une sous-station électrique située à Nalivaïkovka a été atteinte. Selon le ministère russe de la Défense, elle assurait le transit et la distribution d’électricité vers des sites du complexe militaro-industriel de Kiev et de sa périphérie.Plus au sud, les frappes ont également concerné les infrastructures portuaires et les voies d’approvisionnement maritime. Dans le port d’Izmaïl, un complexe industriel utilisé pour recevoir, stocker et transporter du carburant ainsi que des cargaisons militaires a été touché. En mer Noire, un cargo a également été frappé alors qu'il acheminait vers le port d'Odessa du matériel militaire et des marchandises à double usage, selon la même source.Cette séquence prolonge des frappes annoncées les jours précédents contre des infrastructures de transport, d’énergie et de communication utilisées au profit des forces ukrainiennes.Il avait notamment fait état d'une frappe contre un centre de transport et de logistique à Kiev, d'un centre de données à Odessa et d'un autre cargo dans le port de Tchernomorsk.