Dans un long article, sobrement intitulé « Ce que Trump a bâti », publié le 1er octobre en marge de l’interview fleuve accordée par le président américain au magazine, le Time a mis un coup de projecteur sur le rapport à l’intelligence artificielle (IA) qu’entretiendrait le locataire de la Maison Blanche. Dépeint comme « de plus en plus sous l’influence des dirigeants de la tech qui le courtisent », le 45e et 47e président des États-Unis serait également sous le charme de leurs produits.Toujours selon le magazine américain, qui cite un témoin qui aurait assisté à la scène, à l’occasion d’une « réunion secrète » dans le bureau Ovale avec Elon Musk en décembre 2025, en pleine escalade dans la mer des Caraïbes, Trump aurait « passé des heures » à interroger le chatbot développé par les équipes de Musk « sur sa présidence et son héritage ». « Il a demandé à Grok comment les Vénézuéliens réagiraient si les États-Unis capturaient Maduro », peut-on lire.Toujours selon cette source du Time, « le chatbot a répondu que Maduro était un dictateur répressif et profondément impopulaire et que de nombreux Vénézuéliens célébreraient probablement sa chute ». Par la suite, à la vue des « célébrations » suscitées par l’enlèvement du président vénézuélien et de son épouse Cilia Flores, Donald Trump aurait été – selon, cette fois-ci, plusieurs sources – « convaincu de l'ingéniosité de Grok ».L'IA, ce confident qui ne vous contredit pasAprès plusieurs mois de tensions entre l’administration Trump et Caracas, incluant notamment une campagne de frappes dans les Caraïbes contre des embarcations soupçonnées de narcotrafic, des commandos américains avaient pris d’assaut le palais présidentiel à Caracas dans la nuit du 2 au 3 janvier pour capturer Nicolas Maduro et sa femme Cilia Flores, tuant au passage une trentaine de militaires cubains qui les protégeaient.L’un des pièges les plus commentés des modèles d’IA, actuellement en circulation, est qu’ils ont tendance à flatter, valider les opinions et parfois même les erreurs factuelles de leurs utilisateurs au lieu de les contredire, ce qui peut mener à un renforcement d’interprétations erronées de leur propre réalité.