Israël et l’Iran ont échangé de nouvelles frappes tôt dans la matinée du 8 juin, après une série de tirs de missiles iraniens visant le territoire israélien, ravivant les craintes d’une reprise généralisée du conflit, malgré un cessez-le-feu déjà fragile et les efforts diplomatiques menés par les États-Unis.À Jérusalem, les habitants ont été réveillés par des sirènes et des explosions, tandis que l’armée israélienne affirmait avoir intercepté plusieurs salves de missiles. En parallèle, Israël a mené des frappes contre des sites militaires en Iran, notamment dans l’ouest et le centre du pays, selon des sources militaires.Trump sur une ligne de crète Téhéran a présenté ses tirs comme une réponse à des opérations israéliennes récentes dans la région, notamment au Liban, où des frappes ont visé la banlieue sud de Beyrouth. L’Iran parle d’un avertissement, tandis qu’Israël affirme avoir ciblé des infrastructures liées à des capacités militaires iraniennes.Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte déjà tendu autour du détroit d’Ormuz et des négociations indirectes entre Washington et Téhéran. Le président américain dit vouloir éviter un effondrement des discussions, alors que ses échanges avec le gouvernement israélien se sont intensifiés ces derniers jours.Sur le plan économique, la hausse des tensions a provoqué une forte augmentation des prix du pétrole, alimentant les inquiétudes sur les marchés mondiaux. Plusieurs pays de la région ont par ailleurs renforcé leurs mesures de sécurité, allant jusqu’à la fermeture temporaire d’espaces aériens et d’écoles.Au-delà des frappes réciproques, les différends restent profonds : programme nucléaire iranien, sanctions économiques, contrôle des voies stratégiques et extension du conflit à d’autres fronts régionaux, notamment le Liban.Dans ce contexte, les appels internationaux à la désescalade se multiplient, mais sur le terrain, chaque nouvelle attaque semble éloigner davantage la perspective d’un accord durable.