Le Sénégal et la Gambie entendent ouvrir une nouvelle phase de leur partenariat bilatéral. À l’occasion de la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, les deux pays ont placé l’intégration économique au cœur de leurs priorités communes.Réunis à Dakar, les ministres des Affaires étrangères Cheikh Niang et Sering Modou Njie ont souligné la nécessité de renforcer les échanges, d’améliorer la compétitivité de l’espace économique commun et de lever les obstacles qui freinent encore la circulation des biens et des investissements.Selon Cheikh Niang, l’enjeu consiste désormais à transformer les engagements politiques en résultats concrets. « Le défi majeur auquel nous faisons face est celui de l’exécution effective des engagements pris », a-t-il déclaré.Une coopération appelée à changer d’échelleAprès une première feuille de route largement centrée sur la sécurité, la gestion des frontières et la coordination diplomatique, les deux pays souhaitent désormais accélérer leur coopération dans des secteurs structurants tels que les infrastructures, l’énergie, la connectivité et le développement des régions frontalières.Pour Dakar comme pour Banjul, cette évolution doit permettre de consolider les acquis d’un partenariat déjà dense. Les deux pays avaient signé 47 accords bilatéraux en décembre 2024 dans plusieurs domaines stratégiques.Les échanges commerciaux entre les deux voisins représentaient alors près de 113 milliards de francs CFA, soit environ 200 millions de dollars.Un axe régional stratégiqueLe ministre gambien des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur d’une coopération renforcée avec le Sénégal et d’une intégration régionale plus poussée.Selon lui, l’axe Banjul-Dakar constitue aujourd’hui un exemple de coexistence pacifique et de coopération régionale en Afrique de l’Ouest, fondé sur la confiance, la solidarité et le dialogue permanent.À travers cette nouvelle feuille de route, les deux pays cherchent désormais à donner une traduction économique plus tangible à une relation politique déjà particulièrement étroite.