Le «cas Kallas» : la fronde contre la responsable de la diplomatie européenne se serait «intensifiée»

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Face à ses détracteurs, Kaja Kallas compterait s'abriter derrière les traités européens qui auront « le dernier mot », a rapporté ce 13 juin Euronews, alors que les critiques s’accentuent à l’encontre de celle qui est aujourd’hui à la tête de la diplomatie européenne.« Il est important de rappeler que les rôles et responsabilités des institutions de l’UE sont clairement définis dans les traités. Ce cadre reste inchangé », a déclaré Kaja Kallas, dans un courriel interne adressé au personnel et consulté par la chaîne paneuropéenne.Cette dernière est revenue sur le projet, ébruité le 11 juin par le Financial Times, de plusieurs chancelleries – dont la France – de réduire les prérogatives de la responsable de la diplomatie de l’UE et du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), bras diplomatique de l'UE, qui peine à répondre aux crises actuelles.Concernant Kaja Kallas, comme le résume Euronews, il lui est reproché de défendre « des positions qui dépassent le consensus des 27 États membres de l’Union européenne et relèvent parfois de l’opinion personnelle ». Une « fronde » qui, ont confié à Euronews sous couvert d’anonymat des diplomates européens, « s’est intensifiée ces dernières semaines ».Vers des compétences étendues ?Pour autant, selon ces mêmes sources, « les véritables problèmes dépassent le cas de Kaja Kallas ». Tant et si bien que, aux yeux d’Euronews, toute cette agitation ne serait finalement qu’une « mis[e] en lumière » des « faiblesses structurelles » et des « tensions qui traversent la politique étrangère de l’Union européenne ».La chaîne mentionne ainsi un « document informel lié au gouvernement français » et qui proposerait « trois options ». Si deux d'entre elles « affaibliraient fortement son rôle en transférant les pouvoirs soit à la Commission européenne, présidée par Ursula von der Leyen, soit aux États membres », résume Euronews, l'autre « renforcerait son portefeuille et étendrait ses compétences au commerce et au développement économique. « Le SEAE pourrait-il fonctionner mieux ? Probablement oui. La Haute représentante pourrait-elle mieux gérer son cabinet ? Probablement oui. Mais soyons lucides : le principal problème, c’est un Conseil divisé », où siègent les États membres, a confié à Euronews un haut diplomate. « Il est important que l’UE dispose d’une Haute représentante forte. C’est dans notre intérêt », a-t-il ajouté.