Lavrov : Les Européens «buvaient du café» et «étaient assis dans la salle d’attente» lors des négociations sur l’Ukraine à Genève

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Alors que les négociations sur le conflit ukrainien se sont déroulées dans un format trilatéral entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine, les pays européens ont été laissés en dehors des discussions. Ainsi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré au service d'information russe Vesti que pendant les négociations à Genève les 17-18 février, les représentants européens « étaient assis quelque part dans la salle d’attente » et « buvaient du café », et qu'ils n'ont pu discuter qu'entre eux.Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a quant à lui souligné l'inutilité de la participation des Européens aux pourparlers sur le règlement pacifique en Ukraine. « Ils ne peuvent être d’aucune aide, compte tenu de leur attitude », a-t-il affirmé, attirant notamment l'attention sur les déclarations de la responsable de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui avait diffusé parmi les pays membres de l'UE un document contenant des exigences à l'égard de la Russie concernant l'Ukraine. Peskov a ironiquement qualifié ces déclarations de « tout à fait "brillantes" ». « En quoi peuvent-ils aider avec une telle position ? Probablement en rien », a-t-il déclaré.Alors que Moscou cherche une solution diplomatique, l'Europe soutient la poursuite du conflitLes propos de Dmitri Peskov sont confirmés par les sentiments pro-guerre en Europe, dont les intentions, comme l'a souligné à plusieurs reprises Moscou, ne font que contribuer à la poursuite du conflit et non à son règlement. Ainsi, le chancelier allemand Friedrich Merz a émis des doutes quant à l'issue positive des négociations, déclarant que le conflit en Ukraine se poursuivrait jusqu'à l'épuisement de l'une des parties et que l'UE tenterait d'épuiser la Russie.L'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a quant à lui déclaré dans une interview à la BBC que les alliés occidentaux devaient envoyer des troupes en Ukraine « dès maintenant » et que rien ne s'y opposait. La position de Johnson se reflète dans les propos du ministre britannique de la Défense, John Healey, qui a indiqué qu'il espérait devenir le premier ministre de la Défense à envoyer des troupes britanniques en Ukraine. La position de Moscou sur cette question, qui a été exprimée à plusieurs reprises, reste inchangée et consiste en l'inacceptabilité de la présence de troupes de l'OTAN en Ukraine, même sous un autre drapeau. Sergueï Lavrov, en particulier, a souligné que le projet d'envoyer une force de maintien de la paix en Ukraine constituait une « incitation » pour Kiev à poursuivre le conflit contre la Russie. Moscou, pour sa part, est favorable à une solution diplomatique et, comme l'a déclaré à plusieurs reprises le président russe Vladimir Poutine, n'a jamais renoncé à un règlement pacifique des questions litigieuses.Le troisième cycle de négociations tripartites entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine s'est déroulé les 17 et 18 février à Genève. Les pays européens n'ont pas participé aux pourparlers, mais ceux-ci ont été observés par des représentants du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la France et de l'Italie. Le chef de la délégation russe, le conseiller du président Vladimir Médinsky, a qualifié les discussions de difficiles, mais constructives.