Kiev risque de perdre un autre prêt important à cause du veto de la Hongrie, selon le Financial Times

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La décision de la Hongrie de bloquer l'octroi d'un prêt de 90 milliards d'euros à Kiev par l'Union européenne pourrait avoir une incidence sur un autre prêt important, a rapporté le Financial Times (FT) le 21 février. Il s'agit d'un emprunt de 8,1 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI), que l'organisation devait approuver la semaine prochaine.Selon le journal britannique, l'octroi de ce prêt pourrait être compromis par le veto hongrois, car le programme du FMI est conditionné à l'obtention par l'Ukraine d'un prêt de l'UE. Le journal estime que sans ce soutien, l'économie ukrainienne risque fort de s'effondrer.À ce blocage du crédit s'ajoute la déclaration du ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, selon laquelle Budapest bloquera le 20e paquet de sanctions contre la Russie, que l'UE a l'intention d'adopter lors de la réunion du Conseil des affaires étrangères prévue le 23 février. Le chef de la diplomatie hongroise a lié cette décision à la suspension par Kiev du transit de pétrole via l'oléoduc Droujba vers la Hongrie et la Slovaquie.Le 13 février, la Slovaquie a annoncé la suspension du transport de pétrole russe vers le pays via Droujba en raison de dommages sur le territoire ukrainien. La société hongroise MOL a précisé que le pétrole russe n'arrivait plus en Hongrie via Droujba depuis le 27 janvier. À la même date, la société ukrainienne Naftogaz a annoncé un incendie sur son site d'infrastructure critique.En raison de l'arrêt du transit via Droujba, la Hongrie et la Slovaquie ont demandé à la Croatie d'autoriser l'acheminement du pétrole russe via l'oléoduc Adria. Péter Szijjártó a affirmé que l'Ukraine refusait de reprendre le transit du pétrole via Droujba pour des raisons politiques. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a quant à lui accusé Kiev de faire chanter Budapest pour avoir refusé de soutenir l'adhésion de l'Ukraine à l'UE.Peu de temps après, les livraisons n'ont toujours pas repris, ce qui a poussé la Slovaquie à menacer de suspendre ses exportations d'électricité vers l'Ukraine. La Hongrie s'est jointe à ces avertissements, après avoir suspendu ses livraisons de diesel et bloqué l'octroi d'un crédit européen de 90 milliards d'euros à Kiev.