La tension grandit entre l'Iran et les Émirats arabes unis, accusés par Téhéran de jouer un rôle actif dans la guerre menée par les États-Unis et Israël. Selon des sources iraniennes de haut rang, les autorités estiment désormais qu’Abou Dhabi ne se limite plus à accueillir des bases américaines, mais aurait contribué directement aux opérations militaires, notamment en mettant à disposition des infrastructures aériennes et technologiques.Cette accusation intervient alors que l’hypothèse d’une offensive terrestre américaine se précise. L’attention se concentre sur des points stratégiques comme l’île de Kharg, par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes, et l'île de Qechm, position clé dans le détroit d’Ormuz.L'Iran fait passer un messageWashington envisagerait de lancer une telle opération depuis des bases situées dans les pays du Golfe, ce qui alimente les craintes d’une régionalisation accrue du conflit. Téhéran considère d’ailleurs les délais annoncés par Donald Trump non comme une ouverture diplomatique, mais comme une phase de préparation militaire.Jusqu’à présent, l’Iran affirmait avoir fait preuve de retenue, limitant ses frappes aux installations militaires ou de renseignement liées aux États-Unis et à Israël, même lorsqu’elles se trouvent dans des zones civiles. Mais cette doctrine pourrait changer radicalement.En cas d’invasion terrestre ou de tentative de prise de contrôle d’une île iranienne, Téhéran prévient qu’il élargira ses cibles à l’ensemble des intérêts des États impliqués, y compris économiques et commerciaux. Les Émirats arabes unis apparaissent particulièrement exposés, en raison de leur position stratégique et de leurs liens avec les puissances occidentales.Les autorités iraniennes affirment avoir déjà transmis ce message à Abou Dhabi : toute participation directe ou indirecte à une offensive terrestre serait considérée comme un acte de guerre. Dans ce scénario, les frappes ne se limiteraient plus aux installations militaires, mais pourraient viser des infrastructures civiles et des actifs économiques, marquant un changement d’échelle majeur dans le conflit.