Le 27 mars, une vive altercation a marqué une réunion du G7 consacrée au conflit en Ukraine, opposant le secrétaire d'État américain Marco Rubio à la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, selon des informations rapportées par Axios.Dès le début de l'échange, Kaja Kallas a critiqué la stratégie américaine, accusant Washington de ne pas exercer une pression suffisante sur Moscou. Elle a rappelé qu'un an plus tôt, les États-Unis avaient évoqué la possibilité de durcir leur position en cas « d'entrave russe aux efforts diplomatiques ». Or, selon elle, la situation est restée inchangée, ajoutant qu'une année s'était écoulée sans que la Russie ne bouge et s'interrogeant sur le moment où la patience américaine « atteindrait ses limites ».Face à ces reproches, Marco Rubio a réagi avec irritation, en haussant le ton et en affirmant que les États-Unis faisaient tout leur possible pour mettre fin au conflit, toujours selon le média américain. Il a également souligné que Washington poursuivait des discussions avec les deux parties, tout en continuant de soutenir activement l'Ukraine à travers des livraisons d'armes, la fourniture de renseignement et d'autres formes d'assistance.Dans le même temps, il a déclaré à Kaja Kallas que si elle estimait pouvoir faire mieux, elle pouvait le faire, ajoutant que les États-Unis seraient alors prêts à se retirer.À la suite de cet affrontement verbal, plusieurs ministres européens présents auraient tenté « d'apaiser la situation », insistant sur l'importance de maintenir l'implication des États-Unis dans les efforts diplomatiques autour du conflit en Ukraine.