PALESTINE 36 : comment créer un passé fictif pour un pays qui n’a jamais existé – et qui n’existera jamais

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Installez-vous confortablement et prenez du pop-corn hors de prix, car aujourd’hui, nous allons plonger au cœur de l’univers cinématographique palestinien. Je vous promets que ce n’est pas aussi palpitant que l’univers cinématographique Marvel, mais peut-être encore plus fictif. Palestine 36 est un délire cinématographique à 50 millions de dollars financé par la « Fondation pour le révisionnisme historique » Qatar-Turquie.L’esthétique « Beverly Hills : 1936 »La première chose qui frappe, c’est les personnages arabes que sont habillés à l’occidentale.Un choix audacieux, quand on sait qu’à l’époque, environ 70 % de la population était composée de fellahs ruraux qui n’auraient pas fait la différence entre une robe à franges et un trou dans le sol. Mais bon, si vous voulez faire pleurer les libéraux occidentaux dans leur café au lait, il ne faut pas montrer le niveau de développement social de l’époque ; le contraste avec la communauté juive hyper-organisée serait alors bien trop flagrant. Au lieu de cela, on a droit à une « énergie de personnage principal » anachronique où tout le monde est titulaire d’un doctorat en études postcoloniales et possède un tailleur personnel.Le Voldemort de JérusalemLe scénario du film a dû être écrit avec un filtre « cancel culture » réglé à 100 %.Haj Amin al-Husseini ? Jamais entendu parler ! Le Grand Mufti de Jérusalem, principal leader de la Révolte arabe, n’existe pas dans ce film. Pourquoi ? Parce que c’était un antisémite notoire qui a fomenté le massacre d’Hébron contre les Juifs non sionistes ? Et comment s’y est-il pris ? En utilisant la même stratégie que le mouvement palestinien actuel : la manipulation. Il a répandu la rumeur que les Juifs détruiraient la mosquée Al-Aqsa, ce qui a incité des musulmans fanatiques à tuer des Juifs, comme c’est le cas aujourd’hui. Le film passe sous silence les divisions politiques au sein de la société arabe qui ont affaibli la révolte de 1936, tout comme nous avons aujourd’hui la division entre l’OLP et le Hamas. Enfin, le film omet de mentionner que le principal dirigeant arabe était un ami d’Hitler, complice de l’Holocauste et nourrissait des intentions génocidaires, cherchant à étendre le génocide aux réfugiés juifs fuyant l’antisémitisme européen en se réfugiant en Terre sainte.Antisémitisme ? Quelle horreur ! Dans ce film, le soulèvement de 1936 se résume à une simple réunion de lecteurs particulièrement violente. Il passe sous silence le fait que les civils juifs étaient déjà pris pour cible bien avant que les Britanniques n’aient terminé leur thé. Plus de 500 Juifs périrent lors de ce soulèvement, mais les violences arabes à leur encontre sont opportunément passées sous silence. En réalité, c’est cette vague de massacres perpétrée par les Arabes qui a motivé la création des milices juives, lesquelles allaient former plus tard l’armée israélienne. Mais le problème majeur réside dans le fait que l’un des objectifs de ce soulèvement était d’endiguer l’immigration juive vers la Terre sainte. Et cela a fonctionné. À cause du Livre blanc, la limitation de l’immigration juive a entraîné la mort de nombreux Juifs qui tentaient d’échapper à l’Holocauste. La principale conséquence de cette révolte fut donc la mort de nombreux Juifs durant l’Holocauste.« Je n’arrive pas à croire que ce ne soit pas volé !» (L’escroquerie immobilière)Ce film est un modèle d’ignorance des preuves écrites. Il traite les titres de propriété légaux – vous savez, ces documents fastidieux où l’on donne de l’argent à quelqu’un et où l’on reçoit de la terre en retour – comme s’il s’agissait de crimes de guerre coloniaux. Il présente l’élite arabe comme « victime » de l’expropriation des terres, omettant soigneusement le fait que ces mêmes élites encaissaient des chèques juifs à des prix exorbitants, plus vite qu’on ne peut dire « complot sioniste ». C’est comme un film sur un homme qui vend sa voiture et appelle ensuite la police pour vol de véhicule.« Le rôle principal » des Juifs (Les vainqueurs invisibles)En réalité, ce sont les Juifs qui ont mis en place l’organisation, les infrastructures et une force de défense (la Haganah) du XXe siècle qui, elle, fonctionnait réellement. Reconnaître le courage et le génie tactique des Juifs ruinerait le récit de la « victime impuissante » financé par le Qatar. Les Juifs ont gagné car ils étaient les véritables acteurs du développement de cette époque, mais le film les traite comme des figurants indésirables qui volaient des terres arabes (alors qu’en réalité, ils les achetaient).Le dénouement surprenant (Spoiler : Ils ont perdu)Le film ignore un détail historique mineur, voire infime : la révolte fut un désastre complet. Et bien sûr, comme la propagande cherche à victimiser les Arabes, elle ne peut leur imputer aucune responsabilité quant à leurs propres erreurs historiques : le rejet, l’extrémisme religieux, le manque d’éducation et de formation, la désorganisation, les luttes intestines et, ironiquement, la plupart des Arabes de l’époque ne souhaitaient pas un projet national palestinien ; leur aspiration la plus répandue était le projet de la Grande Syrie. N’oublions pas que l’Organisation pour la libération de la Palestine et ce fameux drapeau qu’elle utilise lors de manifestations terroristes n’ont été créés qu’en 1964. Ce que ce film ne montrera jamais, c’est que les dirigeants arabes ont passé plus de temps à s’entredéchirer qu’à combattre les Britanniques, et qu’ils ont terminé les années 1930 dans une spirale infernale. Ma seule conclusion est que si les Arabes étaient aussi forts et déterminés que le film le dépeint, ils auraient gagné. Mais en réalité, ce sont les Juifs qui ont agi ainsi, et c’est pourquoi Israël existe aujourd’hui et pas la Palestine…