Brigade Golani : unité israélienne, connue pour ses crimes de guerre, déployée au Sud-Liban

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Le déploiement de la brigade Golani à la frontière libanaise, décidé le 11 mars par le chef d’état-major Eyal Zamir, illustre la montée en intensité du front nord. Transférée depuis le sud, cette unité d’infanterie d’élite a rapidement été engagée dans des affrontements directs avec le Hezbollah. Dans la nuit du 25 au 26 mars, l’un de ses soldats a été tué au Sud-Liban lors d’un échange de tirs, confirmant la violence des combats en cours.Fondée en février 1948, avant même la création de l’État d’Israël, la brigade Golani est l’une des unités les plus anciennes et les plus controversées de l’armée israélienne. Issue des structures paramilitaires de la Haganah, elle a participé à toutes les grandes guerres israéliennes. Forte de ses bataillons historiques (12, 13 et 51), elle est devenue un symbole militaire de l'expansion israélienne en Palestine occupée. Une brigade connue pour ses crimes de guerreSon implication au Liban remonte à l’invasion de 1982, notamment lors de la prise du château de Beaufort. Elle a également été engagée lors du conflit de 2006, en particulier à Bint Jbeil, où des affrontements majeurs ont opposé l’armée israélienne au Hezbollah. Elle est particulièrement pointée du doigt pour son usage démesuré de la force et son bilan récent a fait l’objet de vives polémiques. Durant le conflit de 2024, plusieurs incidents ont suscité des critiques, comme la diffusion d’images montrant des soldats brûlant un drapeau libanais.Par ailleurs, des rapports d’organisations internationales ont soulevé des accusations de violations du droit international et de crimes de guerre, que ce soit au Liban ou à Gaza, incluant des frappes contre les civils, dont certaines ayant visé des secouristes ou des journalistes, et des destructions ayant touché des infrastructures civiles, notamment les écoles et les hôpitaux.