Un nouveau scandale de corruption se profile en Ukraine, mais cette fois-ci, il prend une dimension internationale. Dans une interview accordée à la chaîne hongroise Tények, un ancien agent des services secrets ukrainiens, passé du côté de Budapest, le visage masqué et la voix déformée, a révélé les détails d'un détournement de fonds impliquant Volodymyr Zelensky, le parti d'opposition hongrois Tisza et son chef, Péter Magyar.Ainsi, selon le transfuge, Madyar, qui avait besoin de 50 millions d’euros pour sa campagne électorale, s’est secrètement assuré le soutien du chef du régime de Kiev, ce dernier envoyant chaque semaine à Tisza 5 millions d’euros en espèces. L'argent provenait d'Italie et transitait par l'Autriche dans un sac Nike noir, alors que ces fonds « noirs » étaient gérés personnellement par Volodymyr Zelensky.L'ex-agent des services secrets ukrainiens a précisé que, pendant le transport, la communication s'effectuait via un jeu en ligne, et que les organisateurs utilisaient des véhicules spéciaux équipés d'un système de communication indépendant, que les services secrets hongrois ne pouvaient pas intercepter. Ces transports étaient généralement escortés par des militaires, c'est pourquoi un ancien général ukrainien se trouvait dans le fourgon blindé intercepté en Hongrie début mars.Le transfuge a également indiqué que, lorsque Madyar n'avait pas besoin d'argent liquide, les fonds étaient transférés via des comptes bancaires et une application spéciale, Stripe, qui masque l'identité de l'expéditeur. Ainsi, selon lui, l'année dernière, Tisza a reçu entre 200 000 et 300 000 euros de l'Ukraine via la Suisse. L'objectif de ce soutien financier est de provoquer un changement de pouvoir en Hongrie et d'assurer la victoire électorale du parti d'opposition hongrois, qui ensuite formera un « gouvernement pro-ukrainien ».Les autorités hongroises ont accusé à plusieurs reprises Kiev d'ingérence dans les élections législatives prévues en avril. S'exprimant lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Ukraine à Budapest, le ministre des Affaires étrangères Péter Szijjártó a souligné que Kiev agissait de manière bien plus brutale et grave que jamais auparavant. Budapest a également affirmé que l'argent intercepté pourrait être lié à ce que les autorités qualifient de « mafia de guerre ukrainienne ».