Les États-Unis auraient transmis à l’Iran une série d’exigences particulièrement étendues pour mettre fin à la guerre, rendant toute perspective de négociation incertaine. Selon plusieurs sources proches du dossier, ces conditions reprennent l’ensemble des demandes formulées ces dernières années par Washington, tout en y ajoutant de nouvelles exigences liées à l’évolution du conflit.Parallèlement, des pays comme la Turquie, le Pakistan et l’Égypte tentent d’ouvrir des canaux de discussion entre les deux camps afin d’obtenir au minimum un cessez-le-feu temporaire. Mais ces efforts se heurtent à une position américaine jugée rigide. L’administration Trump exigerait notamment un arrêt total de l’enrichissement nucléaire iranien, la fin du programme de missiles balistiques et l’abandon du soutien aux alliés régionaux de Téhéran.Gestion commune du détroit d'OrmuzÀ ces demandes s’ajoute désormais un enjeu stratégique majeur : le détroit d’Ormuz. Alors que l’Iran renforce son contrôle sur cette voie maritime essentielle au commerce mondial de l’énergie, Washington souhaiterait obtenir des garanties sur la libre circulation, voire instaurer une forme de supervision conjointe du passage. Une condition hautement sensible pour Téhéran, qui y voit une atteinte directe à sa souveraineté.Côté iranien, les attentes restent tout aussi élevées. Les autorités réclament des garanties solides contre de futures attaques ainsi que des compensations pour les dégâts subis. Dans ce contexte, toute négociation apparaît politiquement risquée. En parallèle, certains observateurs estiment que Washington pourrait utiliser l’idée de négociations comme un levier tactique, afin de gagner du temps pour consolider son dispositif militaire dans la région. Le déploiement de forces supplémentaires et la concentration de moyens navals alimentent ces soupçons.