L’organisation Physicians for Human Rights–Israel (PHRI) dénonce une aggravation des conditions de détention des prisonniers palestiniens en Israël, marquée par des restrictions accrues sur l’accès aux soins essentiels.Selon l’ONG, plusieurs centaines de détenus se retrouvent privés d’équipements médicaux de base, comme des lunettes, des fauteuils roulants ou des appareils auditifs fonctionnels. Ces manques affectent directement leur santé et leur autonomie au quotidien.PHRI souligne que ces difficultés sont aggravées par la suppression, depuis octobre 2023, des comptes individuels qui permettaient aux familles de financer les besoins des détenus. Cette mesure, appliquée uniquement aux prisonniers palestiniens, empêche l’achat de produits médicaux ou de première nécessité via le système pénitentiaire. Désormais, l’accès à ces biens dépend de procédures indirectes, plus longues et coûteuses, notamment par l’intermédiaire d’avocats.L’ONG rappelle également que les autorités pénitentiaires ne fournissent pas systématiquement les ressources nécessaires au bon fonctionnement des dispositifs médicaux, ce qui entraîne des situations de dépendance critique pour certains détenus. Elle estime que ces pratiques compromettent le respect des droits fondamentaux garantis par les normes juridiques internationales et les décisions de la Cour suprême israélienne, qui avait déjà reconnu l’importance d’un accès minimal aux biens essentiels en détention.Dans un contexte de tensions persistantes, PHRI considère que ces restrictions contribuent à une détérioration générale des conditions de vie en prison, déjà régulièrement dénoncées par les organisations de défense des droits de l'homme.