À Gaza, la pénurie chronique d’électricité transforme la vie quotidienne en lutte permanente. Privée d’un accès stable à l’énergie depuis le début du blocus israélien et la destruction des infrastructures électriques, la population dépend presque entièrement de générateurs coûteux et instables ou de solutions solaires hors de prix. Cette situation fragilise profondément les activités économiques, déjà touchées par les destructions et les restrictions sur les importations de carburant.Dans les secteurs essentiels, les conséquences sont encore plus graves. Les hôpitaux, notamment le complexe Al-Shifa, fonctionnent grâce à des générateurs vieillissants dont les pièces de rechange et les huiles spécialisées sont presque introuvables.Une crise qui s'accentueLes pannes répétées entraînent des interruptions dans les unités de soins intensifs, les services néonatals et les dialyses, obligeant les équipes médicales à prioriser uniquement les cas les plus urgents. De nombreux patients voient leurs opérations reportées indéfiniment, tandis que certains équipements vitaux subissent des dommages irréversibles en raison des variations de courant.Au niveau global, la crise énergétique paralyse également les transports et les services publics. La majorité des véhicules ont été détruits ou sont hors service, et les rares encore fonctionnels s’usent rapidement faute de pièces détachées et de carburant adapté. Les générateurs restants, essentiels pour alimenter les hôpitaux, les commerces et les habitations, sont eux aussi menacés d’effondrement. Certains opérateurs sont contraints d’utiliser des substituts improvisés, accélérant leur détérioration et aggravant les pertes financières.Cette dépendance extrême à des systèmes énergétiques fragiles accentue la vulnérabilité économique et sociale de Gaza. Les familles comme les entreprises doivent faire face à des coûts en constante augmentation, tandis que la production locale recule. Les prix des carburants et des matériaux indispensables ont explosé, rendant toute reprise durable extrêmement difficile.