Tensions américano-vénézuéliennes : un bâtiment de l’US Navy traverse le canal de Panama

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Le dispositif militaire américain, au large des côtes vénézuéliennes, se met en place. Le croiseur lance-missiles USS Lake Erie, qui était amarré depuis plusieurs jours dans le port de Rodman, non loin de l’entrée du canal de Panam, a été signalé par l’AFP le 29 août franchissant l’une des écluses du canal maritime reliant les océans Atlantique et Pacifique.En route vers les Caraïbes, il devrait y rejoindre trois destroyers de classe Arleigh Burke déjà déployés : l’USS Gravely, l’USS Jason Dunham et l’USS Sampson, au motif de lutter contre le narcotrafic. Une partie de la presse américaine évoque jusqu’à « sept navires » de guerre transportant « 4 500 militaires ».L’envoi dans les Caraïbes de l’USS Lake Erie avait été indiqué le 26 août à l’AFP par un responsable américain, sous couvert d’anonymat. Cette même source avait précisé que l’envoi de l’USS Newport, un sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire, avait également été acté.« C’est ridicule de penser qu’ils luttent contre le trafic de drogue avec des sous-marins nucléaires », avait déclaré le 28 août le représentant permanent du Vénézuéla auprès des Nations Unies, Samuel Moncada, fustigeant une « escalade ».Menaces américaines : Caracas sonne la mobilisationDans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, Caracas a dénoncé « une grave menace pour la paix et la sécurité régionale » et a appelé Washington à donner des « assurances claires et vérifiables » qu’ils « ne déploieront pas ou ne menaceront pas de déployer des armes nucléaires dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes », une zone où les États-Unis ont participé à de nombreux coups d’État. #Atención Quien quiera atacar nuestra Patria va a tener que echarle un camión de bolas! 🇻🇪Aquí sobran COJONES para defender la tierra sagrada de nuestra Venezuela.El que venga por lana saldrá trasquilado. Que nadie se equivoque. Nosotros venceremos! 🇻🇪 pic.twitter.com/XdxfUNwrRg— El Cuarto Rojo (@ElCuartoRoj0) August 29, 2025Le président Nicolas Maduro - dont la tête est mise à prix par Washington -, s’est affiché en uniforme militaire au milieu de centaines d’hommes des forces de sécurités.Le ministre de l'Intérieur vénézuélien, Diosdado Cabello, avait annoncé le 25 août « un déploiement de 15 000 hommes et femmes » dans les zones frontières de la Colombie afin de lutter contre le trafic de drogue. Le 18 août, en réponse aux « menaces » américaines, Nicolas Maduro avait annoncé son intention de mobiliser 4,5 millions de miliciens « pour garantir la couverture de tout le territoire national ».Depuis début août, l’administration Trump accuse le président du Venezuela d’avoir « contribué à diriger » le cartel de « Los Soles » et d’avoir pris part à « un complot narco-terroriste corrompu et violent » aux côtés des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avec qui ils auraient prétendument négocié « des cargaisons de plusieurs tonnes de cocaïne ».Dans ce contexte de surenchère des États-Unis à l'encontre de Caracas, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova avait fait part lors d'un point presse le 29 août de la « solidarité » de la Russie à l'égard du peuple et gouvernement vénézuélien et réitéré le « droit inaliénable » pour ce pays d'Amérique latine de « déterminer librement sa voie politique, économique et sociale sans pression extérieure, dans un environnement pacifique ». Une « déclaration décisive », saluée par le chef de la diplomatie vénézuélienne.