La décision du Conseil de sécurité de prolonger le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) « ouvre la voie à un nouveau chapitre pour le Liban et le Moyen-Orient ». C’est en ces termes que le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, avait apporté son soutien, ce 29 août, à la résolution 2790, adoptée par le Conseil de sécurité, prorogeant pour la dernière fois le mandat de la FINUL jusqu’au 31 décembre 2026.Le diplomate a souligné que sa mise en œuvre « doit être globale et non sélective, et couvrir l’ensemble des engagements », incluant ceux qu’Israël continue d’ignorer. Il a relevé « la nécessité pour le Conseil de sécurité de rester prêt à réexaminer cette décision à la lumière des évolutions futures, selon la situation sur le terrain et les options que présentera également le Secrétaire général de l’ONU ».Bendjama a fait part de sa ferme conviction concernant les décisions du Conseil de sécurité relatives aux missions de paix, qui « doivent être guidées par la volonté et l’accord du pays hôte et doivent se fonder sur la réalité du terrain ». Il a évoqué le rôle et les missions de la FINUL, qualifiée d’« essentielle pour garantir la stabilité au Liban et dans la région, d’autant plus qu’elle a joué un rôle central dans la réduction des tensions, la prévention de mauvaises interprétations et le soutien au cessez-le-feu, en contribuant à la stabilité régionale ».La mission non accomplie de la FINULLe rôle de la FINUL « a également été crucial pour permettre le déploiement de l’Armée libanaise dans le sud », pointe l’ambassadeur algérien, saluant « l’engagement des autorités libanaises à honorer leurs obligations et à exercer leur pleine souveraineté sur l’ensemble des territoires libanais ».Rappelé le rôle de la FINUL au Liban, depuis 1978, dont la mission est de surveiller et de vérifier le retrait d’Israël du Liban, de rétablir la paix et la sécurité internationales et d’aider le Gouvernement libanais à étendre son autorité sur l’ensemble du territoire national, Amar Bendjama s’est interrogé si la FINUL avait rempli entièrement son mandat. « Il est clair que la réponse est non », a-t-il affirmé, ajoutant que « des territoires libanais demeurent sous occupation sioniste », appelant à ce titre la communauté internationale à poursuivre son soutien au Liban afin qu’il jouisse de stabilité et de prospérité.Pointant les manquements d’Israël à ses engagements en vertu de la résolution 1701 et du dispositif de cessation des hostilités, le diplomate algérien a averti que « sans mettre fin à l’occupation sioniste des territoires arabes, la paix et la stabilité dans la région resteront hors de portée ».