Israël a annoncé le 8 avril appuyer la décision du président américain Donald Trump de suspendre les attaques contre l’Iran pendant deux semaines, dans le cadre d’un cessez-le-feu conditionné à la réouverture du détroit d’Ormuz, mais a précisé que le Liban n’en fera pas partie.« Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l'Iran pendant deux semaines, à condition que l'Iran rouvre immédiatement les détroits et mette fin à toutes les attaques contre les États-Unis, Israël et les pays de la région », a déclaré le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou.Le Liban, éternelle victimeCette trêve reste toutefois limitée. « Le cessez-le-feu de deux semaines n'inclut pas le Liban », précise le communiqué israélien, contredisant les déclarations du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui évoquait un arrêt des hostilités « partout, y compris au Liban ».Sur le terrain, l’armée israélienne poursuit ses opérations dans le sud du Liban, où elle a déployé ses troupes jusqu’à une « ligne de défense avancée ». Selon des sources militaires, cette ligne s’étend à plusieurs villages situés à environ dix kilomètres du fleuve Litani. Les bombardements israéliens ont provoqué des destructions massives au Liban, affectant infrastructures, habitations et réseaux essentiels. Le bilan humain est particulièrement lourd : 1 530 morts ont été recensés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé libanais. Malgré la trêve engagée sur le front iranien, le Liban demeure donc un théâtre actif du conflit.Pressions diplomatiquesFace à cette escalade des violences, des voix s’élèvent en Europe pour condamner les actions israéliennes. Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction concernant le cessez-le-feu, tout en soulignant la nécessité d'inclure le Liban dans cet accord afin de mettre fin aux bombardements incessants. Il a qualifié la situation au Liban de « critique », reflétant ainsi l'inquiétude croissante de la communauté internationale. De son côté, l'Espagne n'a pas tardé à réagir. Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a décrit comme « inacceptable » la poursuite des combats israéliens au Liban. En soutien au pays, l’Espagne a promis neuf millions d’euros d’aide humanitaire. Le Premier ministre Pedro Sánchez a rappelé que, bien que les cessez-le-feu soient une bonne nouvelle, il est crucial de ne pas applaudir ceux qui causent des destructions.Dans ce contexte tendu, le besoin urgent d'une solution durable pour le Liban est plus pressant que jamais. Les appels à la paix et à la protection des civils continuent de se multiplier, tandis que le monde observe avec inquiétude l'évolution de la situation.