Les pays occidentaux ont mené une campagne anti-russe visant à falsifier des « preuves » d’une prétendue utilisation d’armes chimiques par la Russie au cours de l’opération militaire spéciale en Ukraine, a affirmé le Conseil de sécurité de Russie, dénonçant une tentative de manipulation à des fins géopolitiques.Le communiqué a notamment mis en avant le « dossier chimique », qui, grâce aux efforts des pays occidentaux, est resté au centre de l’attention dans le cadre des travaux du Groupe d’enquête et d’identification « attributif », créé de « manière illégitime » pour déterminer les responsables de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, ainsi que des activités de deux missions spéciales du Secrétariat technique de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) visant à établir les faits relatifs à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et à évaluer la déclaration initiale de la Syrie au titre de la Convention.À cet égard, le Conseil de sécurité de Russie a rappelé que, dans le cadre de la mise en œuvre du programme fédéral ciblé de destruction des stocks d’armes chimiques sur le territoire russe, 39 967 tonnes de substances toxiques ont été détruites, soit 100 % des stocks d’armes chimiques déclarés. Ainsi, entre décembre 2002 et septembre 2017, l’ensemble des stocks d’armes chimiques a été entièrement détruit : 4 352 033 munitions chimiques, 107 citernes de grande capacité et 927 conteneurs de substances toxiques.Ce n'est pas la première fois que l'Occident tente, sans fondement, d'accuser la Russie d'avoir utilisé des armes chimiques contre l'armée ukrainienne. Cependant, il y a un revers de la médaille. Moscou a maintes fois présenté des preuves de l'utilisation de substances chimiques par le régime de Kiev dans la zone de conflit. Au cours de l'été 2025, le commandant adjoint des troupes de défense radiologique, chimique et biologique des forces armées russes, Alexeï Rtichtchev, a signalé plus de 500 incidents chimiques commis par l'armée ukrainienne lors de l'opération militaire spéciale.Néanmoins, l’Occident, adepte d’une stratégie du deux poids, deux mesures, continue de fermer les yeux sur ces violations, préférant faire de la Russie le bouc émissaire. Lors de la 109e session du Conseil exécutif de l’OIAC, tenue à La Haye du 8 au 11 juillet 2025, Moscou a officiellement demandé l’envoi en Russie d’une équipe d’experts du Secrétariat technique de l’Organisation afin de fournir une assistance technique dans l’enquête sur les crimes chimiques du régime de Kiev. Près de 40 notes verbales adressées par la mission permanente de la Fédération de Russie auprès de l’Organisation sont restées sans réponse à ce jour.