Le processus d’enrôlement général pour l’obtention de la carte d’identité nationale biométrique AES a officiellement été lancé dans la capitale nigérienne Niamey par le secrétaire général du ministère de l'Intérieur, Abdourahamane Ayouba, représentant le ministre d'État à l'Intérieur, le 25 avril lors d’une cérémonie tenue au commissariat de police de Yantala.L’enrôlement pour l’obtention de la nouvelle carte doit commencer dans les 20 commissariats de police de la capitale avant de s’étendre aux autres localités du pays dans les prochains jours. Le processus en question comporte la capture des caractéristiques physiques ou comportementales, incluant aussi les empreintes digitales, le visage, la voix, l’iris. Le tout devrait aboutir à un modèle numérique de la personne empêchant toute usurpation d’identité ou falsification.Conditions pour l’obtention de la carte d’identité nationale biométrique AESAu moment de la demande de la carte d’identité nationale biométrique AES, le citoyen nigérien devra présenter un acte de naissance ou un jugement supplétif, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une preuve de profession, des photographies conformes aux normes biométriques et payer la somme de 4 500 francs CFA. Le document est obligatoire dès 15 ans et délivré aux citoyens pour une durée de cinq ans, selon le ministère nigérien de l'Intérieur.Une carte qui « transcende la simple fonction administrative »Perçue comme une étape majeure dans le processus de refondation de l’État et de consolidation de la souveraineté, selon Abdourahamane Ayouba, « la carte nationale d’identité biométrique que nous lançons aujourd’hui transcende la simple fonction administrative ». Dans la mesure où elle n’offre « ni un privilège, ni un instrument réservé à une élite, elle constitue à la fois un droit fondamental et un devoir civique, elle est le socle de notre souveraineté numérique et l’un des piliers de la modernisation de notre administration », a-t-il précisé.Elle devrait en plus faciliter l'accès, entre autres, aux services de santé, d’éducation et de mobilité. Elle devrait également ouvrir la voie au processus d’obtention du passeport numérique de l’AES. Le secrétaire général du ministère de l'Intérieur a aussi évoqué les avantages de ce document d’identité sur le plan sécuritaire. Elle constitue, selon lui, une réponse concrète au crime et à l’insécurité et « garantit l’unicité, l’authenticité et la protection de l’identité de chaque citoyen ».Il convient de noter que le président de la République du Niger Abdourahamane Tiani a été le premier à s’enrôler pour la carte d’identité nationale biométrique AES, le 27 mars dernier, suivi du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le 9 avril. Elle devrait aussi être délivrée aux autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali et le Burkina Faso.