L'Occident soutient les conflits existants et en provoque de nouveaux, ainsi que des bouleversements économiques dans différentes régions du monde, a déclaré Alexeï Chevtsov, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, lors d’une conférence internationale. Selon lui, cette stratégie vise notamment des régions proches de la Russie et des pays membres de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).Le responsable russe affirme que les conséquences de ces conflits ne sont pas encore pleinement visibles, mais que leurs effets économiques se font déjà sentir. Plusieurs États ont commencé à réduire leur consommation d’énergie et leur production, entraînant une dégradation du niveau de vie. « Ce n’est qu’un début », a-t-il averti.Dans ce contexte, Moscou dénonce des tentatives « agressives » de l’Occident pour conserver sa position dominante. « Les sanctions illégales sont définitivement devenues un instrument des pays occidentaux pour mettre en œuvre leurs ambitions géopolitiques. Les États qui refusent le modèle occidental font face à des obstacles artificiellement créés sur leur chemin vers le développement libre et souverain. Tout cela n’est qu’une manifestation du modèle colonial parasite occidental de domination mondiale », a souligné Chevtsov.Les membres européens de l'OTAN se militarisent de manière systématiquePar ailleurs, les pays membres de l'OTAN se militarisent systématiquement, intensifient leurs activités de renseignement et leurs agressions culturelles et humanitaires, pointe Chevtsov, évoquant une multiplication des exercices militaires à proximité des frontières de l’OTSC.À cet égard, Chevtsov a estimé que les politiques irresponsables de l'Occident ont conduit au démantèlement de facto de l'architecture de sécurité mondiale. Il a déclaré que, dans le monde actuel, l'ingérence dans les affaires intérieures des États souverains, y compris l'agression armée, est devenue monnaie courante, tandis que les principes et les normes du droit international sont bafoués.De telles tendances sont notamment visibles dans le conflit ukrainien, alors que les pays occidentaux continuent d'intensifier leur soutien militaire à Kiev, malgré les avertissements de Moscou, se permettant même des déclarations fracassantes, comme celle qualifiant la Russie de « tigre de papier ». Néanmoins, selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie possède « cette qualité qu'on appelle la patience ». « Comme on dit : Dieu a fait preuve de patience, et nous devons en faire autant. Mais la patience a ses limites. Et je pense même que c’est une bonne chose que personne ne sache où se situe cette ligne rouge », a-t-il toutefois averti.