L'UE «reste silencieuse à ce sujet» : les achats à la Russie de combustible nucléaire pourraient se poursuivre jusqu’en 2034

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L’UE loin d’être sevrée de l’énergie russe ? C’est le constat dressé par le Neue Zürcher Zeitung (NZZ), soulignant que si les Européens ont acté la fin des importations russes d’hydrocarbures, une telle prise de distance dans le domaine de l’atome n’était vraisemblablement pas pour demain.« 25 % de l’uranium enrichi dont les pays de l’UE ont besoin viendrait encore de là-bas », avance le quotidien suisse dans cet article paru le 18 avril, estimant que « l’Europe est loin d’être aussi autonome en matière d’énergie nucléaire que von der Leyen et la Commission européenne le souhaiteraient». Une « dépendance » de « nature technique », vis-à-vis de la Russie, sur laquelle l’UE « reste silencieuse », a poursuit le média.Une transition qui « prend du temps »« Dans l’UE, 19 réacteurs nucléaires de type russe VVER sont encore connectés au réseau, notamment en République tchèque, en Finlande, en Hongrie et en Slovaquie », a rapporté NZZ, soulignant que « selon les pays » ces réacteurs « produisent entre 10 et 50 % de l’électricité ». Des réacteurs approvisionnés par des barres d’uranium fournies par Rosatom.Si l’américain Westinghouse – et à terme le français Framatome - constituait une « alternative », selon le quotidien helvète, « la conversion des réacteurs VVER prend du temps ». Toujours selon la même source, l’UE ne devrait pas pouvoir se « libérer » de cette « dépendance » à l’industrie nucléaire russe « avant 2034 ».