«Tigres de papier» : Trump raille l’OTAN après l’annonce par Macron d’une mission d’escorte à Ormuz

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« Ils ont été inutiles quand on avait besoin d'eux, de vrais tigres de papier ! » Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a de nouveau fustigé la posture observée par les autres pays de l’OTAN durant le conflit ouvert par Israël et les États-Unis fin février contre l’Iran. Une guerre d’agression au cours de laquelle les alliés de Washington avaient refusé de prêter main-forte aux Américains pour rouvrir le détroit d’Ormuz bloqué par les Iraniens.« Maintenant que la situation dans le détroit d’Ormuz est réglée, j’ai reçu un appel de l’OTAN me demandant si nous avions besoin d’aide. Je leur ai dit de rester à l’écart, à moins qu’ils ne veuillent seulement remplir leurs navires de pétrole », a également déclaré le président américain dans ce message posté ce 17 avril. Peu avant, depuis le palais de l’Élysée, Emmanuel Macron a annoncé « renforcer l’accélération des travaux de planification […] pour permettre la mise en place d’une mission neutre — bien distincte des belligérants — afin d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe ».Une initiative franco-britannique qui « poursuit […] ses propres intérêts », juge MatvienkoUne annonce faite lors d’une conférence de presse, aux côtés du Premier ministre britannique Keir Starmer, à l’issue d’une rencontre de pays « non belligérants », dans le cadre d’une « initiative » qui, selon le président français, serait « encore plus légitime parce qu’elle est ce qui va permettre de consolider ces annonces à court terme et surtout de leur donner une possibilité de tenir dans la durée ».Ces déclarations d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans la ligne qu’il a tenue depuis l’éclatement de la guerre : la France ne prendrait pas « part à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz », mais se tiendrait prête à participer, « dès que possible, après la sortie de la phase la plus chaude du conflit », à une mission d’escorte de porte-conteneurs et de tankers.Côté russe, la présidente du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, a déclaré voir « d’un bon œil toutes les initiatives fondées sur le droit international et motivées par la volonté de résoudre le problème au plus vite par des moyens pacifiques et diplomatiques », avant d’ajouter que « l’initiative franco-britannique ne relève pas de cette catégorie » car elle « poursuit en réalité ses propres intérêts ».