Flambée des prix à la pompe : faute d’alternatives, les Français roulent toujours autant

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Cinq cent vingt kilomètres : c’est la distance que les Français parcourent chaque semaine en voiture, selon une étude menée en mars par Coyote et relayée par plusieurs grands médias. Une distance moyenne en baisse d’à peine 3 %, depuis le déclenchement, fin février, de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, qui affole les marchés des hydrocarbures.« Cela confirme que la majorité des trajets sont contraints, notamment pour le travail ou les activités du quotidien », estime Stéphane Curtelin, directeur marketing et produit chez Coyote, cité par BFMTV. La chaîne d’information a notamment mis en parallèle cette baisse minime de la distance moyenne parcourue par les automobilistes avec la « flambée historique » de 36 % du gazole enregistrée par le ministère français de la Transition écologique entre février et la mi-avril.Crainte de pénurie : la consommation de carburant en haussePreuve de la nature contrainte de ces déplacements, la baisse observée lors des grands week-ends. « Les Français partent toujours, mais moins loin », a notamment souligné RTL, mettant en avant que les distances parcourues ont reculé de 9 % lors du week-end de Pâques.La station radio évoque même un « paradoxe » au cœur de cette crise : « la consommation de carburant n’a pas diminué. Selon l’UFIP, qui représente les industries pétrolières, elle a même augmenté de 1 % ». Une situation qui s’expliquerait par des comportements de précaution : les automobilistes ont anticipé une éventuelle pénurie et fait le plein.Selon cette même source, les stations-service indépendantes pâtiraient de la crise, avec une fréquentation qui « a fortement chuté, entre 20 et 40 % en un mois », les automobilistes se tournant « davantage vers les stations moins chères ».