Trump à propos des manifestants en Iran : «Les États-Unis viendront à leur secours. Nous sommes parés, armés et prêts à intervenir»

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Les troubles qui secouent actuellement l’Iran ont rapidement dépassé le cadre d’un simple mécontentement social. Ce qui avait commencé, le 28 décembre, par des manifestations de commerçants et d’étudiants dans le grand bazar de Téhéran s’est transformé en large mouvement de contestation, marqué par des affrontements violents et un lourd bilan humain.Selon des médias locaux cités par The Wall Street Journal, au moins cinq personnes ont trouvé la mort lors d’épisodes de violence opposant manifestants et forces de l’ordre. Les manifestations, entrés dans leur cinquième jour, constituent les plus importants observés depuis trois ans, rapporte The Guardian.L’agence de presse iranienne Fars fait état de trois morts et de dix-sept blessés après une attaque contre un commissariat dans la province occidentale du Lorestan. Deux autres personnes auraient été tuées à Lordegan, à environ 470 kilomètres au sud de Téhéran. Des bâtiments administratifs — dont le bureau du gouverneur provincial — ainsi qu’une mosquée ont été pris pour cible par des jets de pierres, tandis que la police a eu recours au gaz lacrymogène.À l’origine de la contestation figurent la chute brutale de la monnaie nationale et l’envolée des prix. Le rial a atteint un niveau historiquement bas, tombant à 1,45 million pour un dollar américain, provoquant la démission du gouverneur de la Banque centrale iranienne, Mohammad Farzin.Dans ce contexte inflammable, les réactions extérieures ne se sont pas fait attendre. Fidèles à une posture d’intervention morale affichée de longue date, les États-Unis se sont rapidement positionnés en arbitres potentiels de la situation.« Si, à son habitude, l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, les États-Unis viendront à leur secours. Nous sommes parés, armés et prêts à intervenir. Merci de votre attention », a écrit sur Truth Social le président Donald Trump.De son côté, le Corps des gardiens de la révolution islamique a dénoncé une « guerre psychologique » menée de l’extérieur par les « ennemis de l’Iran », accusés de chercher à semer la discorde au sein de la société.Face à la gravité de la situation, le président Massoud Pezechkian a ordonné, le 30 décembre, l’ouverture d’un dialogue entre le ministère de l’Intérieur et les représentants des manifestants — une tentative d’apaisement présentée comme nécessaire pour permettre au gouvernement de répondre aux revendications et d’assumer ses responsabilités.