Les premiers cas de Mpox à Madagascar ont été détectés, le 31 décembre, dans un quartier du front de mer de Majunga, après des analyses menées par l’Institut Pasteur de Madagascar et le Laboratoire d’Analyses Médicales Malagasy. Quatre patients ont été hospitalisés, mais leur état s’est « nettement amélioré », tandis que les autres ont été placés en isolement afin de rompre les chaînes de transmission.Le gouvernement cherche désormais à circonscrire l’épidémie à Majunga, alors que la période des fêtes favorise les rassemblements et les déplacements entre régions. Cette situation inquiète particulièrement les acteurs du tourisme. « Quand on a entendu parler des premiers cas, on a paniqué… mais nous avons pris des précautions : gel désinfectant à l’entrée de l’hôtel et distribution de préservatifs », explique Fabhie Vonjy Soloniaina, gérante d’un hôtel local. Elle appelle également à la distribution de masques au public pour limiter la propagation.Port du masque et gestes barrières...Le docteur Désiré Rakotoarimino, directeur général de la médecine préventive, a appelé la population à respecter les gestes barrières, dont le port du masque et le lavage régulier des mains. Des contrôles sanitaires ont été annoncés au port et à l’aéroport de Majunga.Il s’agit des premiers cas de Mpox — également appelée « variole du singe » — signalés à Madagascar depuis la recrudescence de l’épidémie en Afrique centrale en août 2024. Le virus se transmet par contact étroit avec une personne infectée, notamment via la salive, les éternuements ou lors de relations sexuelles. Les autorités espèrent limiter l’épidémie avant qu’elle ne s’étende à l’ensemble du pays.