Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, le 4 mars, la découverte d’une importante cache d’armes dans la province de l’Ituri. Selon l’armée, l’arsenal a été retrouvé à Noro, dans le territoire de Djugu, une zone régulièrement marquée par l’activité de groupes armés.D’après le porte-parole des opérations militaires en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, les armes appartiendraient à la Convention pour la révolution populaire (CRP), un groupe politico-militaire créé il y a environ un an par l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga.L’arsenal découvert comprend des dizaines de caisses de munitions, des fusils d’assaut de type AK-47 ainsi que des grenades. Les armes étaient enterrées dans un site minier situé à Noro, ancien quartier général d’Amos Baraka, ex-lieutenant de Thomas Lubanga.Selon le lieutenant Ngongo, ces équipements auraient été abandonnés par les combattants après la « débâcle » de la milice dans la région. Il affirme que la CRP a été chassée de ses positions à la suite des opérations menées par l’armée congolaise ces derniers mois.Le groupe armé aurait également été fragilisé par des divisions internes. En octobre dernier, plusieurs responsables de la CRP, dont son vice-président Charles Kakani, ont démissionné en dénonçant les dérives du mouvement.Malgré ces revers, certains observateurs estiment que la milice conserve encore une capacité de nuisance. Le chercheur Reagan Miviri, de l’institut Ebuteli, souligne que le groupe a certes été affaibli dans la partie littorale du territoire de Djugu, mais qu’il s’est réorganisé dans l’ouest de la zone.Selon lui, tant que le mouvement reste mobile, il conserve un potentiel de recrutement et ne peut être considéré comme totalement neutralisé. Des affrontements entre les FARDC et des combattants de la CRP ont d’ailleurs encore été signalés cette semaine dans la localité de Mabanga, toujours dans le territoire de Djugu.