Des militaires à la retraite et d’autres, radiés ou en instance de radiation, auraient participé à la planification et à l’exécution des attaques terroristes survenues le 25 avril dans plusieurs villes du Mali, selon un communiqué du procureur de la République près du tribunal militaire de Bamako, paru le 1er mai.D’après cette même source, « un faisceau d’éléments solides » pointe vers des acteurs internes aux forces armées maliennes impliqués tant dans la planification que la coordination et l’exécution de ces attaques qui ont notamment coûté la vie au ministre de la Défense Sadio Camara.Parmi eux figurent Alassane Diallo, surnommé « Abedi », un militaire radié, tué lors des combats survenus à Kati. Également cités par le procureur : le sergent Diakaridia Sodio, l’adjudant Moussa Diane et l’adjudant-chef Mamadou Keïta, tous en activité. Un autre individu cité, Soïba Diarra, serait quant à lui à la retraite. Le parquet militaire mentionne ainsi l’implication présumée de certaines figures politiques, telles que le docteur Oumar Mariko.De lourdes pertes subies par les groupes terroristes maliensDes interpellations ont déjà été réalisées « avec succès », a également indiqué le communiqué, tandis que les recherches se poursuivent pour appréhender les autres personnes impliquées.La veille, le Mali avait rendu un hommage national à Sadio Camara, qui s’est vu décerner, à titre posthume, le grade de général d’armée, le plus haut grade militaire du pays.Dans la matinée du 25 avril, Bamako ainsi que plusieurs villes régionales ont été la cible de groupes du Front de libération de l'Azawad (FLA) et des djihadistes du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM). Les forces de l'armée malienne, appuyées par des éléments de l'Africa Corps, ont repoussé les assaillants. Ces derniers ont, selon le ministère russe de la Défense, perdu plus de 2 500 combattants, 102 véhicules, deux véhicules kamikazes, 152 motos et sept mortiers.