La tension est montée d’un nouveau cran, entre les États-Unis et leur principal allié sur le continent européen, avec la menace brandie par Donald Trump d'accentuer les coupes dans les effectifs américains stationnés sur le sol allemand. « Nous allons réduire bien davantage et nous réduisons bien plus que 5 000 », a lancé le président américain, le 2 mai, depuis le tarmac de l’aéroport de West Palm Beach.La veille, le Pentagone avait annoncé le retrait, dans les « six à douze prochains mois », de 5 000 de ses effectifs en Allemagne, soit environ 15% des 36 000 soldats qui y sont stationnés.Une annonce qui fait suite à des déclarations du chancelier allemand. Celui-ci avait estimé, le 27 avril, devant des étudiants à Marsberg, que « les Américains n'ont clairement aucune stratégie et une nation entière est en train de se faire humilier par les leaders iraniens ». « Pas étonnant que l'Allemagne soit en si mauvaise posture, tant sur le plan économique que sur d'autres plans ! », avait lâché dans la foulée Donald Trump sur Truth social, assurant également que son administration « étudiait et examinait la possibilité de réduire les troupes en Allemagne ».Bientôt au tour de l’Espagne et de l’Italie ? «Pourquoi pas», répond TrumpD’autres alliés des États-Unis pourraient également être concernés par ces réductions de la présence américaine, sur fond de désaccord entre les chancelleries européennes et Washington sur l’agression de l’Iran. La guerre contre l'Iran, déclenchée par les États-Unis et Israël fin février, qui a mené à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Le président américain avait alors enjoint, sans succès, ses alliés – mais également la Chine – à intervenir afin de débloquer cette voie maritime stratégique par laquelle transitent 20 % du pétrole brut et du Gaz naturel liquéfié mondial.« L'Italie n'a été d'aucune aide et l'Espagne a été odieuse, absolument odieuse », a fustigé le 30 avril le locataire de la maison blanche, depuis le Bureau ovale, interrogé par des journalistes sur une possible réduction des effectifs américains dans ces deux pays européens. « Probablement, je le ferai sans doute. Pourquoi pas ? », avait répondu le président des États-Unis.