Le leader de La France insoumise repart à l’assaut de l’Élysée, malgré ses promesses antérieures de passer la main.Cette annonce, attendue, relance immédiatement les débats sur l’unité de la gauche et son positionnement « antisystème ». Je suis candidat à l’élection présidentielle. Le contexte et l’urgence ont fixé la décision de la France insoumise de me désigner.Nous sommes une équipe nombreuse avec un programme et un seul candidat.J’appelle au soutien populaire ! Je demande le parrainage du peuple sur :… pic.twitter.com/oX0MdzcSGz— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 3, 2026 Dans le JT de TF1 du 3 mai, Jean-Luc Mélenchon a justifié sa décision par les multiples menaces qui pèsent sur la France et le monde. « Nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde. Nous sommes menacés d’une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat, et puis nous avons une crise économique et sociale qui s’avance vers nous », a-t-il déclaré.Âgé de 74 ans, l’ancien sénateur socialiste, qui avait obtenu 21,95 % des voix en 2022, à seulement 420 000 suffrages du second tour, se présente comme « le mieux préparé » au sein de LFI.Les élus du mouvement l’ont plébiscité sans opposition lors d’une réunion à huis clos. « Nous, c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a-t-il martelé. Nous, c’est carré : une équipe, un programme, un seul candidat.Nous sommes prêts.Je demande le parrainage du peuple sur : https://t.co/lkXWHBz9M0pic.twitter.com/9geEz4gCCV— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) May 3, 2026Cette candidature contredit pourtant ses propos tenus en août 2021 au Dauphiné libéré, où il jugeait « évident » que 2022 serait sa « dernière candidature », se vantant d’être « le seul à ne pas organiser une carrière ». En septembre 2022, il évoquait encore son souhait d’être « remplacé ». Omniprésent sur les réseaux sociaux et dans les campagnes électorales intermédiaires (européennes, législatives, municipales), le tribun n’a pourtant jamais vraiment quitté le devant de la scène.A gauche, les réactions sont prudentes, peu ont osé prendre la parole dans un climat de tension. Le socialiste Jérôme Guedj, très hostile à Jean-Luc Mélenchon, a déclaré le 4 mai sur TF1 : « Si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au 2e tour de l'élection présidentielle, alors c'est la certitude de la victoire du RN ». Il avait également assuré : « Je ne pense pas que ce soit le bon candidat [...] Il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon dans la vie politique, c'est un non-événement. » 🔴🗣️ "Je ne pense pas que ce soit le bon candidat (...) Il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon dans la vie politique, c'est un non-événement" : @JeromeGuedj📺 #EnTouteFranchise avec @agindrepic.twitter.com/jP6jdXs5ih— TF1Info (@TF1Info) May 4, 2026Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, a taclé sur Franceinfo : « Plus personne ne veut de Jean-Luc Mélenchon, ni à gauche, ni dans le pays », le qualifiant d’« homme politique le plus détesté de ce pays » et d’« assurance vie de l’extrême droite ».Dans l’entourage du candidat Mélenchon, on sert les rangs et le coordinateur de la LFI Manuel Bompard a balayé les critiques sur France Inter, affirmant qu’il s’agit de « la seule personne en mesure […] de l’emporter ». 🔴 Excellent Bompard qui balaie d'un revers de main Faure, Tondelier et Roussel !À ceux qui se posent la question du second tour face au RN.LFI a gagné tous ses seconds tours contre le RN aux législatives.Mélenchon est le mieux placé pour l'emporter pic.twitter.com/Tjoh3rfIHH— Ingénieur social-Libre de penser et d'agir ✌️ (@PatrickGuicha20) May 4, 2026Mélenchon a désigné le Rassemblement national comme « adversaire principal », assurant pouvoir le battre « à plate couture ». Il a également plaidé pour un « front commun » avec l’Espagne sur le Proche-Orient, dénonçant la responsabilité des États-Unis et d’Israël.Sur le plan intérieur, il propose notamment le blocage des prix du carburant face à la hausse des coûts. Dans presque tous les sondages, Jean-Luc Mélenchon, fort des bons résultats de LFI aux municipales, est donné comme premier candidat à gauche. La dernière étude d’opinion, de Toluna Harris Interactive, publiée le 3 mai, le donne en tête de ce côté de l’échiquier avec au moins 12% des intentions de vote.