Au 20e jour de l’offensive contre l’Iran, Benjamin Netanyahou affirme qu’Israël est en train de l’emporter, évoquant une « décimation » des capacités militaires et nucléaires iraniennes.Selon lui, les frappes auraient gravement affaibli les programmes balistique et d’enrichissement de l’uranium de Téhéran, tout en détruisant une grande partie de ses lanceurs et infrastructures. Le Premier ministre israélien insiste également sur une coordination étroite avec Donald Trump, tout en assurant que l'État hébreu agit de manière autonome sur certains fronts.Une réalité bien différenteCe discours triomphaliste doit toutefois être relativisé. Malgré les affirmations israéliennes, l’Iran poursuit ses ripostes, notamment par des attaques visant des installations stratégiques en Israël, comme la raffinerie de Bazan à Haïfa. Ces frappes montrent que les capacités de nuisance iraniennes demeurent réelles, contredisant l’idée d’un effondrement militaire total.Par ailleurs, Netanyahou met en avant des « fissures » au sein du gouvernement iranien, évoquant des luttes internes après la mort d’Ali Khamenei. Il présente cette instabilité comme un levier stratégique, Israël cherchant à accentuer les divisions pour accélérer l’issue du conflit. Dans le même temps, il affirme que les tentatives iraniennes de perturber le détroit d’Ormuz sont vouées à l’échec, assurant que les efforts conjoints avec les États-Unis permettront de sécuriser cette voie essentielle.En réalité, la situation reste loin d’être tranchée. Si Tel Aviv revendique des succès militaires significatifs, la poursuite des attaques iraniennes et l’extension du conflit à des infrastructures énergétiques et maritimes soulignent une guerre encore ouverte, dont l’issue demeure plus que jamais incertaine.