La FIFA refuse de suspendre Israël et se contente de sanctions symboliques

Wait 5 sec.

La Fédération internationale de football (FIFA) a décidé de ne pas suspendre les équipes israéliennes des compétitions internationales, rejetant ainsi les demandes formulées par la Fédération palestinienne de football (PFA). L'instance se contentera d'imposer une mesure symbolique : lors des trois prochains matchs à domicile, une bannière « bien visible » devra être affichée avec le message « Le football unit le monde – Non à la discrimination ».La PFA avait saisi l'instance dès mars 2024, invoquant la situation à Gaza et les atteintes portées à l'infrastructure sportive locale, largement détruite ou endommagée. Au cœur du différend figure également la participation de clubs issus de colonies de Cisjordanie aux compétitions organisées sous l'égide de la Fédération israélienne (IFA). La Fédération palestinienne de football réclame depuis plusieurs années des mesures contre cette pratique, qu'elle considère comme contraire aux règles internationales. En octobre 2024, le conseil de la FIFA avait d’ailleurs chargé ses instances compétentes d'examiner ces questions, tant sur le plan de la gouvernance que du respect des règles disciplinaires.Toutefois, la FIFA a estimé que le statut juridique des territoires concernés demeurait « incertain » et relevait d'une « problématique complexe de droit international ». Dans ce contexte, l'organisation a jugé qu'aucune sanction sportive directe, telle qu'une suspension, ne pouvait être prononcée à ce stade.En revanche, des mesures disciplinaires ont été adoptées. La Fédération israélienne a été condamnée à une amende de 150 000 francs suisses (soit 163 500 euros) pour des comportements jugés offensants, incluant des faits liés à la discrimination et au racisme.Des experts des Nations unies avaient auparavant appelé à l'exclusion d'Israël des compétitions, tandis qu'en septembre 2025, un groupe de 48 sportifs professionnels, dont le champion du monde français Paul Pogba, avait adressé une lettre à l'UEFA pour demander des sanctions similaires.